Prenez du sperme de taureau et mélangez-le avec des nanotubes. Qu’obtiendrez-vous ? Les premiers spermbots bien sûr ! Mis au point par des chercheurs allemands, ces bio-robots pourraient un jour être utilisés pour offrir une nouvelle méthode de fécondation ou encore permettre d’administrer des doses de médicaments ciblés.

C’est une équipe de l’Institut de nanosciences de Dresde en Allemagne qui a mis au point les premiers « spermbots ». Oliver Schmidt et ses collègues ont combiné chaque spermatozoïde dans un nanotube métallique. Ils ont obtenu des cellules vivantes qui peuvent être guidées à l’aide d’un champ magnétique.

Concrètement, les chercheurs ont plongé dans un liquide de sperme de taureau (les spermatozoïdes bovins ont une taille similaire à ceux des humains) des nanotubes en fer et en titane de 50 microns de longueur pour 5 à 8 microns de diamètre. Étant donné que l’une des extrémités de chaque tube est légèrement plus étroite que l’autre, les spermatozoïdes s’y coincent la tête tout en maintenant libre leur flagelle qui leur permet de se déplacer.

Le directeur des recherches explique qu’il est aujourd’hui très difficile de mettre au point des micro-robots pour des applications médicales puisque ceux-ci nécessiteraient des moteurs artificiels et du « carburant » probablement toxique pour le corps humain. En revanche, les spermatozoïdes peuvent se déplacer naturellement dans des liquides visqueux grâce à leurs flagelles, ils constitueraient la solution idéale car sans danger pour le corps humain et ne nécessitant aucune alimentation.

« Ce type d’approche hybride pourrait ouvrir la voie à la mise au point de micro-systèmes robotiques efficaces » dans le secteur médical indique Éric Diller, de l’Université de Toronto.

 

http://citizenpost.fr/2013/12/spermbots-les-premiers-spermatozoides-controles-ouvrent-la-voie-aux-bio-robots-medicaux/