À l’occasion de la Game Developers Conference, Epic Games a dévoilé une vidéo d’une minute d’un rendu de son moteur 3D, Unreal Engine 4. Tout est ici calculé en temps réel et tourne sur un Nexus 5 de Google / LG.

Les premiers commentaires sur cette vidéo ont été particulièrement amusants. Car les joueurs, les vrais, les durs, les blasés, ont l’habitude de voir tourner de telles séquences sur leurs PC surpuissants et leurs consoles de dernière génération. Ils ont donc souligné, avec force, qu’il n’y avait là rien d’extraordinaire.

Oui, il y a de l’eau et des reflets. Oui il y a des effets de lumière et d’ombre en temps réel. Oui, il y a la fumée, les éclaboussures, les étincelles des néons. « So What ? » Mais voilà, ils ont oublié un petit détail : la démonstration offerte par Epic Games a été réalisée sur un Nexus 5. C’est dans cette nouvelle perspective que le rendu de ce document de 63 secondes, relayé par nos confrères de GforGames, prend tout son sens.

Un rendu perfectible, mais vraiment encourageant

http://static.giantbomb.com/uploads/original/0/9456/2611398-editor_project.jpegNous nous souvenons encore assez clairement de l’effet que nous a fait la démo appelée Citadel, réalisée par Epic Games, toujours avec l’Unreal Engine, sur l’iPhone 4. Elle avait fait l’effet d’une petite bombe, car elle plaçait l’iPhone (et potentiellement toute la téléphonie mobile) en concurrence avec les consoles de jeu. Le smartphone devenait capable d’afficher des environnements en 3D temps réel avec une vraie fluidité.Avec cette nouvelle démonstration technique, réalisée ici sur un Nexus 5 (équipé d’un Snapdragon 800 avec quatre coeurs Krait 400 et un processeur graphique Adreno 330), Epic Games va évidemment encore plus loin. La fluidité, les détails, la lumière, l’immersion : tous les éléments sont là. Évidemment, tout n’est pas parfait. Les éclaboussures sur les pierres saillantes de la rivière font artificielles, de même pour certains pins à l’orée de la forêt. Mais l’ensemble est superbe, surtout pour un chipset mobile.Et encore, ce n'est « qu'un » Nexus 5 !

Évidemment, il s’agit là de l’un des chipsets ARM v7 actuels les plus puissants. Mais, il s’appuie sur une architecture 32-bit, et non 64-bit. Imaginez donc le résultat d’un tel moteur sur un composant 64-bit, comme le chipset A7 d’Apple, les Snapdragon 610 et 615 de Qualcomm ou encore l’Atom Z3480 d’Intel.

Ou bien même sur un chipset réputé pour avoir une puissance graphique et technique bien plus élaborée, comme le récent Tegra K1 de nVidia. Inutie de dire que le Snapdragon 800 sera dépassé cette année. Ces séquences ne sont donc que les prémices de ce que les éditeurs de jeux seront en mesure de préparer sur smartphones et tablettes dans les mois ou l’année à venir.