L’université de Washington en collaboration avec une université hollandaise a présenté le fruit de ses recherches sur un ordinateur utilisant la technologie RFID pour se passer d’une batterie. L’avenir de l’IoT ? 

sans iot batterie

Les objets connectés sont souvent utiles, mais ils ont un inconvénient de taille : leur autonomie. De la montre connectée au porte-clés géolocalisé, tous réclament une batterie ou une pile. Le laboratoire dédié aux capteurs de l’Université de Washington en collaboration avec l’Université de technologie de Delft (Pays-Bas)  a révélé le résultat de leurs recherches : un ordinateur qui communique et qui peut être programmé et alimenter par l’utilisation de l’identification par radio fréquence RFID.

Ainsi, les objets qui n’ont pas besoin d’une alimentation électrique puissante pourraient se passer d’une batterie.  En effet, le signal électrique transmis n’est pas suffisamment puissant pour alimenter un smartphone.

Rappelons que les étiquettes RFID sont déjà utilisées comme anti-vol dans les magasins. Le circuit imprimé sous une marque permet de faire sonner le portique de sécurité s’il n’est pas désactivé.

L’absence de batterie appliquée à l’Internet des Objets permettait en théorie une plus longue longévité des produits. En entreprise, des capteurs capables de fonctionner près de 10 ans seraient très utiles. C’est surtout le fait de pouvoir faire des mises à jour, de reprogrammer la puce à distance qui est intéressant. Selon Aaron Parks, chercheur de ce laboratoire « Maintenant ce genre d’ordinateur peut rentrer dans le spectre de l’informatique moderne« .

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Une technologie sans batterie qui doit faire ses preuves

Calmons nos ardeurs pour autant. Le laboratoire avance un nouveau protocole pour faire fonctionner ces puces RFID. Nouveau protocole qui a besoin de faire ses preuves lors de tests supplémentaires pour une intégration dans un écosystème IoT déjà opérationnel. Une prochaine étape imaginée dans un futur proche.

Rome ne s’est pas construite en une nuit, il en va de même pour l’IoT. Ne faut-il pas plutôt se pencher sur les protocoles et standards en cours de validation avant d’en rajouter de nouveaux à une longue liste ?

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