Bien que prouvant chaque jour son utilité, la vaccination reste une procédure médicale inconfortable et qui présente des aléas, principalement du fait de la nécessité d'une piqure de rappel. Pourtant, une nouvelle technique impliquant un implant biotechnologique pourrait rendre ce type de traitement plus efficace.

Certaines procédures de vaccination se révèlent bien plus complexes qu'une simple piqure associée à une piqure de rappel. À quelques jours près, le rappel peut être effectué trop tôt, ou trop tard, et le vaccin se rendre inefficace chez certains patients.

 Une situation d'autant plus vraie pour certains traitements qui impliquent plusieurs injections sur plusieurs semaines ou moins, mais aussi particulièrement vraies pour les jeunes enfants qui subissent une batterie de vaccination dans les premières années de leur vie.

Des chercheurs en biotechnologie d'Europe viennent ainsi de présenter un nouveau système qui pourrait éviter les allers et retours chez le médecin et d'optimiser les vaccinations en facilitant la procédure de traitement.

Dans ce nouveau traitement décrit dans Advance Functional Materials, les patients n'auraient qu'à avaler une pilule qui activerait la libération d'une dose de vaccin stocké en attente dans un implant en gel placé sous la peau. De ce fait, une personne nécessitant trois doses de vaccin séparées de 2 semaines pourrait elle même avaler ses pilules à la maison plutôt que de prendre rendez-vous chez son médecin.

Décrit comme un "Dépôt télécommandé de médicament", l'implant est constitué d'un hydrogel biocompatible qui reste intact dans le corps humain tant qu'un catalyseur ne vient pas l'activer pour le dissoudre. La pilule associée une fois avalée contiendrait une substance qui permettrait d'activer l'implant pour qu'il libère une dose de vaccin. En fonction de la concentration de la substance d'activation, il serait en théorie possible de rendre un implant utilisable plusieurs fois.

Malheureusement pour ceux qui ne raffolent pas des aiguilles et des piqures, la pose de l'implant nécessite une injection, plus douloureuse même que l'injection d'un vaccin.

Actuellement, les scientifiques n'en sont qu'aux phases préliminaires du développement de leur procédure. Si le système s'est montré efficace avec un vaccin contre le Papillomavirus humain ( HPV) et l'hépatite B sur des souris, il faudra plusieurs années de recherche pour affiner le processus d'activation de l'implant sur l'homme puisqu'actuellement, chaque implant est à usage unique et ne permet pas de couvrir un traitement de plusieurs injections.