Qualcomm, premier fabricant mondial de processeurs pour smartphone, affirme qu’il est désormais prêt à commencer le développement d’un tout nouveau genre de  puces. Elles imitent les structures neurales et les méthodes de traitement d’un cerveau.

Cette approche va devenir une réalité. Cette nouvelle façon de traiter l’information va permettre aux machines (robots, tablettes, smartphone, PC) d’effectuer des tâches complexes, tout en consommant beaucoup moins d’énergie.

Matt Grob CTO de chez Qualcomm s’est longuement arrêté sur cette technologie lors d’une conférence. Il a indiqué que dés 2014, Qualcomm va se rapprocher de ses partenaires pour concevoir et fabriquer ce type de puces allant des capteurs de vision artificielle à des contrôleurs pour robots en passant par  des implants cérébraux . Cette technologie pourrait aussi conduire à des smartphones plus perfectionnés capables de détecter et de traiter l’information avec d’avantage d’efficacité tout en augmentant leur autonomie.

Processeur NPU, Neural Processing Units

Il est expliqué que pour le moment « Les systèmes informatiques sont construits avec des unités distinctes pour stocker des informations et de les traiter de manière séquentielle ». L’avenir entrevu parle d’un traitement de l’information de manière distribuée, parallèle, calquée sur la façon dont les neurones et les synapses fonctionnent dans un cerveau.

Qualcomm a déjà mis au point des robots qui utilisent ses puces « neuro-inspirées » et développé des outils logiciels qui simulent l’activité neuronale. Ces processeurs nommés NPU, contraction de Neural Processing Units travaillent en parallèle, sont reprogrammable et surtout capables de proposer de tâches cognitives comme la classification et la prédiction.

Pour Qualcomm, le NPU est l’avenir. Matt Grob souligne

Ce matériel  neuromorphique est « biologiquement inspiré », il peut résoudre des problèmes là où l’architecture classique n’en est pas capable […] les puces NPU utilisent vraiment une mode de fonctionnement  parallèle et distribué  similaires à celui des neurones.

Il conclue alors

La promesse de cette technologie est la possibilité de voir naitre des machines qui peuvent apprendre sans être programmées […] Nous apportons la possibilité de développer et d’intensifier cette technologie avec nos outils.