Des chercheurs de l’université de Washington financés par la NASA devraient prochainement tester une nouvelle approche de l’utilisation de la fusion nucléaire pour propulser les futurs vaisseaux et sondes spatiales.

Les scientifiques cherchent actuellement à remplacer le propergol utilisé dans la propulsion des roquettes, vaisseaux et autres sondes spatiales par un nouveau système de propulsion basé sur la fusion nucléaire.

 

L’équipe en charge du projet annonce avoir déjà avoir réalisé quelques tests concluants de certaines parties du processus en laboratoire et qu’il lui reste à les assembler et à réaliser des tests à grande échelle.

Le développement de la fusion nucléaire est au cœur de divers programmes de recherche depuis des dizaines d’années et c’est principalement le moyen de maitriser et de contrôler la fusion qui se révèle problématique.

L’équipe de l’Université de Washington utilise un type de plasma encapsulé dans un champ magnétique pour provoquer la fusion. Lorsque cette combinaison est exposée à une haute pression, la fusion nucléaire intervient.

Les chercheurs rapportent que dans cette condition, une quantité de matériau équivalente à un grain de sable pourrait produire une quantité d’énergie similaire à celle proposée par 1 gallon (3,8 litres) de carburant de fusée.

De la même façon, la quantité d’énergie plus importante générée pourrait permettre aux appareils de se déplacer plus rapidement. Ainsi il a été estimé qu’avec un réacteur à fusion nucléaire, un vol habité aller-retour vers Mars pourrait être réalisé en seulement 30 à 90 jours. Actuellement la NASA estime que cette même mission prendrait plus de 4 ans avec des réacteurs conventionnels et qu’en considérant la quantité de carburant à embarquer pour assurer la mission, le lancement couterait dans les 12 milliards de dollars.

Les intérêts sont multiples, puisque le système gagnerait en performances du fait qu’il lui faille moins de combustible pour obtenir des résultats supérieurs à ceux proposés par les moteurs actuels. Une économie en poids qui se répercute sur la vitesse de déplacement, mais aussi la capacité d’emport de matériel scientifique et surtout sur le prix qui s’annonce plus faible.

Le projet qui nécessite encore beaucoup d’avancées ne devrait pas être disponible pour la première mission habitée à destination de Mars : Inspiration Mars qui devrait être lancée dès 2018. Néanmoins, les chercheurs sont confiants concernant leur découverte.

Les chercheurs se veulent également rassurants, et annoncent qu’à titre de comparaison, l’énergie déployée par le réacteur pour propulser les fusées devrait être 1 milliard de fois inférieur à celle d’une bombe à hydrogène, insuffisant donc pour créer une explosion d’envergure, d’autant que le champ magnétique utilisé se révèle suffisamment puissant pour canaliser et maintenir la fusion tout en protégeant le personnel naviguant.