Grâce à une technique inédite, des scientifiques américains ont trouvé le moyen de recréer à la quasi-perfection des cellules de mammifères. Celles-ci sont néanmoins à moitié mortes, ce qui ne les empêche pas d'être encore plus performantes que de leur vivant.

Quand la réalité dépasse la fiction. Au Nouveau-Mexique, la toute première cellule zombie a vu le jour. Que cela signifie-t-il ? Que cette cellule est bel et bien morte mais qu'elle continue à remplir ses fonctions. Comme l'explique le Huffington Post, cette dernière serait même plus efficace que les cellules vivantes.

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Et c'est à des scientifiques du laboratoire national de Sandia (Etats-Unis) et de l'Université du Nouveau-Mexique que l'on doit cette découverte. Pour ce faire, ils ont eu recours à une technique inédite jusqu'ici. Dans une boîte de Petri, ils ont recouvert des cellules de mammifères vivantes d'une solution spéciale : du silice, un minéral transparent qui constitue le principal composant de la croûte terrestre et de certaines roches.

Des cellules plus fortes et résistantes

Les cellules ont ensuite été chauffée à plus de 400°C. À une telle température, ces micro-organismes se détruisent automatiquement. Mais pas cette fois-ci puisque le silice agit comme une sorte de blindage imperméable. Résultat : la cellule ne s'est pas évaporé totalement puisque seule la partie organique, qui se compose de protéines a été détruite.Grâce à ce "moulage", les chercheurs ont réussi à reproduire la structure de la cellule pour obtenir une réplique tridimensionnelle. Le plus improbable reste le fait que ces cellules mortes-vivantes sont toujours capables d'effectuer certaines de leurs anciennes fonctions. Mais elles également un avantage inédit : elles sont très difficiles à tuer étant donné leur structure de silice qui leur permet de résister à des températures jusque-là inégalées.

Un "pont entre la chimie et la biologie"

"Nos cellules zombies jettent un pont entre la chimie et la biologie en créant des cellules qui, non seulement ressemblent comme deux gouttes d'eau à elles-mêmes mais sont aussi capables de travailler sans relâche", a notamment déclaré dans un communiqué Bryan Kaehr, l'un des scientifiques qui a mené l'étude.Mais pas de panique, une attaque apocalyptique de zombie demeure toujours plus probable dans les films, attestent les chercheurs. Ces derniers expliquent en effet que ces cellules nouvelle génération ne seraient pas utilisées à des fins médicales mais plutôt en nanotechnologie. S'ils demeurent flous quant à leurs futurs rôles, ces dernières pourraient servir à des fins commerciales pour améliorer les performances de certains produits ou entrer dans la composition de matériaux.